Communauté de communes Cévennes-Garrigue
Pour visualiser la version complète du site, télécharger
gratuitement le Flash Player sur le site de son éditeur.
Télécharger Adobe Flash player

Conditions météorologiques
reportées à Saint-Hippolyte-du-Fort

11° C
 
 
 
 
Température ressentie : 11° C
Température maximale : 13° C
Température minimale : 12° C
Lever du soleil : 6:48 AM
Coucher du soleil : 6:57 PM
Humidité : 88 %
Vent à 16 km/h
Index UV : 0
Protection : Faible
Visibilité : 10 km
Pression : 1022 millibars

 

Prévisions Météo France


 

La qualité de l'air en Languedoc
sur le site d'Air Languedoc-Roussillon

Air Languedoc-Roussillon

LE CLIMAT DE ST-HIPPOLYTE-DU-FORT
selon André Peyriat

La situation géographique de notre ville la soumet à l'influence méditerranéenne : Climat caractérisé par la sécheresse et la pureté de l'atmosphère. En hiver, tandis qu'il existe de hautes pressions sur le continent. la Méditerranée constitue une aire de basse pression vers laquelle descendent les vents de l'intérieur, secs par définition. En été, les hautes pressions des Acores, remontées jusqu'à la latitude de la mer bleue empêchent les dépressions cycloniques de l'Atlantique de venir perturber l'atmosphère. Les pluies constituent donc un événement accidentel : elles ont lieu en automne, en hiver, au début du printemps. Il tombe d'assez grandes quantités d'eau mais l'averse passée, le ciel redevient clair, le soleil sourit et fait de notre région à l'air limpide une contrée qui s'apparente à l'Orient biblique.
Cependant, notre ville, étalée au débouché d'une double vallée cévenole, abritée des vents du nord par des monts assez élevés, entourée de roches calcaires qui réverbèrent les rayons du soleil se distingue par certaines particularités climatiques.

La température : Le matin s'éveille calme et frais après une trop courte nuit. Le tyrannique soleil reprend tôt sa course ascensionnelle, inondant la campagne d'une lumière vive et crue, blessante à voir dans les calcaires. Les rues cuisent dans une odeur de poussière et de goudron soulevée par l'arrosage parcimonieux. Les platanes des avenues laissent pendre languissamment leurs feuilles altérées. A midi, si le travail le leur permet, les habitants cherchent un refuge dans leurs chambres aux volets clos pour de brèves siestes, sur des lits trempés de sueur.
L'éloignement de la mer ne permet pas de ressentir les bienfaisants effets de la brise et, tard dans la nuit, on cherche el vain un souffle rafraîchissant. Les Cigalois s'installent devant leur porte, après le repas du soir, pour « prendre le frais ». Des cercles bavards se forment. Quelques personnes partent, en une lente promenade, vers les routes de Cros et de Lasalle, plus fraîches par la verdure, les eaux et les courants d'air de ces vallées resserrées.

Août à St-Hippolyte. — M. Février a su noter l'impression produite par cette pénible saison :

AOUT A St-HIPPOLYTE.
Sous le brûlant soleil, les imprudents troupeaux
Qui, pour les monts herbeux, n'ont pas quitté la plaine,
Baissent leur morne front, respirent sans haleine
Et bêlent vainement en quête de repos.
L'ouvrière s'endort près des flocons de laine;
Les cordonniers, assis sur les lourds escabeaux,
Découpent sans entrain le cuir en fins lambeaux
Et leurs bras alanguis laissent tomber l'alêne.
Cependant, de partout, des coteaux gris cendrés,
Et du platane, au bord des blancs chemins poudrés,
Et du clair olivier, des milliers de cigales
Jettent leur cri strident à l'atmosphère en feu :
Leur sistre étourdissant et leurs aigres cymbales
Bruissent dans le ciel immuablement bleu.
R. FEVRIER.

Période anémiante pour les organismes délicats qui aspirent aux premières pluies d'automne.

L'automne est d'ordinaire la plus belle saison, malgré ses chutes torrentielles d'eau à l'équinoxe. Les nuits plus longues et les pluies provoquent un sérieux abaissement de la température. Les journées chaudes deviennent rares : le soleil pare la nature de multiples attraits, mais libéralement, il cesse d'être despotique et dispense ses dons avec mesure. Nos montagnes retrouvent leur végétation calcinée par l'été : les feuillages s'empourprent, l'olive noircit lentement, la châtaigne roule sur les routes, parfois un lilas refleurit, dernier sourire gracieux des choses périssables...
Méfiez-vous cependant des brusques changements de température qui accompagnent la tombée du jour, des contrastes dangereux entre le chaud soleil des champs et les sournois courants d'air froid des rues : on peut perdre le bénéfice d'un bel après-midi en manquant de précautions.
L'hiver s'annonce par des pluies continues en décembre. Les gelées ont grillé les dernières feuilles; des jours maussades font aimer la vie au foyer. Janvier apporte un clair soleil, Ln air vif et très pur, des nuits froides toutes semées d'étoiles. Février connaît pluies et vents ; le froid rude durcit les chemins, le givre décore les arbres et la neige, sournoisement, ouate parfois la campagne frileuse.
Mais déjà la promesse d'un printemps proche ragaillardit le Cévenol, trompé par la longueur des jours qui lui font croire à la fin de la mauvaise saison. Les basses températures sont fréquentes mais de faible durée et surtout nocturnes, et ne gênent pas l'homme. Quelles bonnes promenades alors, quand le pas sonne clair, que les poumons s'ouvrent pour respirer profondément ; la violette fleurit tôt entre les rochers, l'amandier jette sa note claire dans les bois ou les champs, au risque de perdre, par sa hâte, la promesse des fleurs.

Le printemps, saison décevante entre toutes aux rares beaux jours ; temps incertain, mouillé de pleurs, secoué par les vents subits et qui supprime les transitions nécessaires vers los chaleurs estivales. Des fleurs égayent la roche: l'asphodèle, l'œillet du poète, la gueule de loup se hâtent de s'épanouir avant la brûlante saison. Pourquoi faut-il que le vent rende désagréable ces mois qui chantent le renouveau ?

Les vents : Ils soufflent sans grande violence, quoique de toutes les directions; en cela, notre région se détache de la France méditerranéenne, caractérisée par la force des vents et notamment du mistral. Ce dernier prend le nom de « bise » et nous vient du NE-E, desséchant et froid.
Le couloir de Lasalle, propice à la formation de courants aériens comme faisant communiquer des zones climatiques différentes, est parcouru souvent par « lou vent d'en aou » (le vent d'en haut), sec et glacial, surtout à la tombée du jour.
Le « Narbonnais », plutôt sec, souffle du S-0.
La pluie est apportée par « l'Aïgualas » au nom évocateur (aïgua : eau ), très mouillé, et par « lou mari » (le marin) pluvieux en hiver et qui réchauffe l'atmosphère, mais très sec en été, le « marin blanc », qui contribue à ennuager le ciel d'un gris cendré, et augmente la température : on respire lors difficilement et la terre assoiffée attend vainement une eau qui ne veut pas tomber. En effet, au contact du sol plus chaud, l'air s'éloigne de son point de saturation et il ne peut pleuvoir : ce que l'homme du peuple exprime justement en disant que « la terre repousse le nuage ».

Au total, des vents modérés, faibles en hiver, plus gênants au printemps, mais qui ne provoquent pas les sautes de températures du mistral, dans le couloir du Rhône, par exemple.

Histoire de Saint-Hippolyte-du-Fort de André Peyriat

Histoire de Saint-Hippolyte-du-Fort

Né à Saint-Hippolyte-du-fort en 1896, André Peyriat a été instituteur à Saint-Laurent-Le-Minier, puis professeur à l'École d'Enfants de Troupe de sa ville natale. Lorsque cette école a été transférée à Épinal, à la fin des années 20, il a suivi celle-ci. C'est entre 1930 et 1933, que le Cigalois, « exilé nostalgique » à Épinal, a écrit cette très importante étude (de près de 600 pages) concernant Saint-Hippolyte-du-fort.

 

 

Accueil    Plan du site    Téléchargements    Mentions légales    Contact    Liens  |  Haut de page