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Saint-André de Conqueyrac

 

Plusieurs possessions du chapitre de Notre-Dame de Nîmes étaient regroupées autour de Saint-Hippolyte-du-Fort. Parmi elles, les églises de Saint-André de Conqueyrac, Saint-Gilles de Ceyrac et Saint-Vincent du Cros, qui sont encore debout, présentent la caractéristique commune d'être construites en calcaire de Pompignan. Cette pierre froide de couleur gris foncé se prête difficilement à la taille et explique l'absence de décor.

La chapelle cimetériale de Conqueyrac se dresse noblement sur une butte isolée dominant le lit mort du Vidourle.
Curieusement, l'abside et le chœur sont légèrement plus larges que la nef. L'échelle des élévations n'est pas respectée car la travée de choeur est à la même hauteur que la nef.

Pour des problèmes de mitoyenneté avec l'exploitation agricole voisine, les deux portes sud ont été murées et une ouverture rectangulaire, pour le moins déplacée, a été pratiquée dans la façade déjà écrasée par un clocher-mur inélégant.

A l'intérieur, le doubleau qui sépare les deux travées est reçu par deux chapiteaux en tronc de pyramide renversé simplement épannelés. Ces chapiteaux sont portés par deux demi-colonnes à dosserets. Le long du mur du fond, les arcs engagés s'amortissent sur des colonnettes, solution que l'on rencontre très rarement.

Pierre A. Clément, Églises Romanes Oubliées du Bas Languedoc, Les Presses du Languedoc
(Les églises du chapitre de Notre-Dame de Nîmes)

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